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L’une
des priorités des députés
de la majorité parlementaire issue du
scrutin de 1997, conformément à
leurs engagements durant la campagne, a été
de moderniser notre démocratie. Face
à l’existence d’une crise
de la représentation qui se confirme
à chaque échéance électorale,
l’adaptation des institutions pour les
rendre plus vivantes, plus proches des citoyens,
est un enjeu et une exigence. Il serait faux
de croire que les questions institutionnelles
sont secondaires. Certes, dans la situation
économique qui prévalait après
deux années de gouvernement Juppé,
le chantier le plus urgent en juin 1997 était
celui de la croissance et de l’emploi.
Mais les citoyens attendaient aussi que notre
pays s’interroge sur son fonctionnement
démocratique, sur ses pratiques politiques,
sur son organisation territoriale.
En ce domaine, le mouvement de réforme
ne dépendait pas que de la seule majorité.
En effet, en période de cohabitation,
certaines lois ont été tronquées
par rapport au projet initial, ou bloquées,
par les contraintes institutionnelles liées
à la cohabitation. La réforme
de la justice et la loi limitant le cumul des
mandats sont les deux exemples les plus criants
de cette situation imposée au législateur.
La modernisation de la justice était
l’un des engagements de cette majorité.
Cette priorité s’est traduite par
des crédits en augmentation de près
de 20% en quatre ans Il y a eu plus de créations
de postes de magistrats depuis 1997 qu’entre
1981 et 1997.
Le premier objectif de la réforme de
la justice était de simplifier les procédures
et de les rendre plus rapides, grâce au
développement des modes alternatifs de
règlement des litiges et à la
reconnaissance de la médiation pénale
(loi du 18 décembre 1998). De plus, la
loi du 23 juin 1999 donne aux parquets les moyens
d’apporter une réponse rapide à
tous les actes de délinquance de faible
gravité.
Le deuxième objectif était de
faciliter l’accès au droit. C’est
le rôle des conseils départementaux
d’accès au droit et des maisons
de la justice et du droit, qui ont vocation
à assurer une présence judiciaire
de proximité (au 1er semestre 2001, 65
MJD étaient implantées dans 38
départements, et 52 autres en projet).
Une remise à plat du système d’indemnisation
de la défense des personnes les plus
démunies est en cours et des mesures
transitoires de revalorisation de l’aide
juridictionnelle sont entrées en vigueur
ont été adoptées. |