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Sur la période
1998-2001, notre économie a connu la
meilleure séquence de croissance depuis
25 ans : 3,1% en 1998, 2,9% en 1999, 3,1% en
2000.
L’action du gouvernement, si elle n’explique
pas seule ce retournement de conjoncture, a
permis d’en tirer le meilleur parti possible,
au profit du plus grand nombre de Français.
Dominique Strauss-Kahn dès 1997, puis
ses successeurs, ont instauré une politique
de soutien actif de la demande en prenant une
série de mesures favorables au pouvoir
d’achat des ménages, et plus particulièrement
à destination des revenus moyens et modestes
: hausse du Smic de 4% en 1997, de 2% en 1998,
de 1,24% en 1999, de 3,2% en 2000 , de 4,05%
en 2001; revalorisation des minima sociaux,
de l’allocation de rentrée scolaire,
des aides au logement ; substitution de la CSG
aux cotisations maladie ; baisse de la TVA à
5,5% sur les travaux dans les logements sociaux
ou privés, l’abonnement à
l’électricité et au gaz,
dès 1997, et baisse d’un point
du taux de TVA depuis le 1er avril 2000.
Ainsi sur 4 ans, la hausse du pouvoir d’achat
des ménages a été régulière
du fait notamment des créations d’emploi
: + 1,5% en 1997, + 2,8% en 1998, + 2,5% en
1999 et 3,1% en 2000. Le pouvoir d’achat
des fonctionnaires a quant à lui été
intégralement maintenu depuis 1997, ce
qui, compte tenu des mécanismes d’avancement
et de promotion, s’est traduit par une
hausse de leur salaire moyen de 2% en moyenne.
Dès 1997, le gouvernement s’est
attaché à diminuer la charge fiscale
pesant sur les ménages. C’est ainsi
qu’un certain nombre d’impôts
ont été supprimés ou baissés
: suppression du droit de timbre pour la carte
d’identité, la carte de séjour,
le permis de conduire ; suppression des droits
d’inscription pour les examens du secondaire
; suppression progressive du droit de bail pour
les locataires, baisse des frais de notaire
pour l’acquisition d’un logement.
La vignette a été supprimée
dans la loi de finances pour 2001, et les retraités
de plus de 70 ans non assujettis à l’impôt
sur le revenu exonérés de redevance.
S’agissant de la taxe d’habitation,
la part régionale a été
supprimée depuis le collectif budgétaire
du printemps 2000, les dispositifs de dégrèvement
pour les bas et moyens revenus renforcés,
ce qui a permis une exonération totale
pour un million de ménages modestes et
une baisse de 600 francs en moyenne par foyer.
Les bons résultats économiques
ont permis au gouvernement de dégager
des marges de manœuvre fiscales et d’engager
en 2000 un processus de baisses d’impôts
qui est venu amplifier les mesures votées
les trois années précédentes.
Globalement, sur la période 2000-2003,
les allégements d’impôts
atteindront 200 milliards de francs (80 milliards
en 2000).
Le plan de baisses d’impôts au profit
des ménages annoncé à l’automne
2000 prévoit d’abaisser les six
taux du barème de l’impôt
sur le revenu, avec un effort plus important
pour les premières tranches.
Après la censure par le Conseil constitutionnel,
saisi par la droite, des dispositions visant
à supprimer la CSG et la CRDS pour les
salariés rémunérés
au Smic, et leur baisse pour les salariés
percevant un revenu d’activité
allant jusqu’à 1,4 Smic, le gouvernement
a fait adopter le dispositif de prime pour l’emploi. |