Désirs de rupture
A la veille du vote du 6 novembre, personne, certes, ne se hasardait à des prévisions chiffrées. Pour autant, la motion A de Bertrand Delanoë ne s'attendait pas à être devancée par celle de Ségolène Royal. Pour les militants, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle continue d'incarner le changement et la rupture, et pour les éléphants, la femme à abattre. Dans un tel climat, tout peut donc arriver, même le pire, au congrès de Reims. En effet, tout se passe une nouvelle fois comme s'il y avait d'un côté les militants qui envoient des messages, de l'autre l'appareil qui se débranche plutôt que de les entendre.